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Scanner abdominopelvien : pourquoi demander une double exploration ?

Foie, reins, intestins, vessie, organes génitaux : l’abdomen et le bassin forment un ensemble continu que les maladies traversent souvent sans frontière. C’est pourquoi le médecin prescrit fréquemment un scanner couvrant les deux régions en une seule acquisition.
Les radiologues d’Imagerie Cardinet expliquent l’intérêt de cette double exploration, ses indications, sa dose maîtrisée et sa préparation.

Scanner abdominopelvien pourquoi demander double exploration | Imagerie Cardinet | Région parisienne

Abdomen et pelvis : pourquoi les explorer ensemble ?

Lorsqu’un patient passe un scanner abdominopelvien en région parisienne, il ne réalise pas deux examens accolés mais une seule acquisition allant du dôme du diaphragme jusqu’au plancher pelvien.

Au sein des centres Imagerie Cardinet, cette exploration est réalisée par un manipulateur en électroradiologie puis interprétée par un médecin radiologue. Le choix de couvrir les deux régions répond d’abord à une logique anatomique : la cavité péritonéale est continue de l’étage supérieur de l’abdomen jusqu’au petit bassin. Un épanchement ou du pus formé autour d’un organe abdominal peut ainsi descendre dans le cul-de-sac de Douglas, zone la plus déclive de la cavité.
De nombreuses structures chevauchent aussi les deux étages : côlon, intestin grêle, uretères reliant les reins à la vessie, aorte et artères iliaques, chaînes ganglionnaires. N’en examiner qu’une moitié exposerait au risque de méconnaître une partie de la pathologie.

Des douleurs qui ne respectent pas les frontières anatomiques

En pratique, un symptôme ne dit pas toujours où se situe sa cause. Une douleur de la fosse iliaque droite évoque l’appendicite, mais le scanner aide aussi à écarter d’autres diagnostics comme l’adénolymphite mésentérique, la maladie de Crohn, la diverticulite cæcale ou, chez la femme, un abcès tubo-ovarien, de siège pelvien.
La diverticulite sigmoïdienne illustre aussi cette logique, le sigmoïde se situant à la jonction de l’abdomen et du bassin.

La Haute Autorité de santé recommande en première intention un scanner abdomino-pelvien, avec injection de produit de contraste sauf contre-indication, pour confirmer le diagnostic et rechercher d’éventuelles complications. Elle rappelle que l’examen clinique et la biologie ne suffisent pas à l’affirmer.
Le même raisonnement vaut pour un calcul urinaire, susceptible de se bloquer entre le rein et la vessie, ou pour le bilan d’extension de certains cancers.

Une seule acquisition, une seule injection : ce que le patient y gagne

Réunir les deux régions dans un même examen présente des avantages concrets. L’acquisition au scanner ne dure que quelques secondes, le temps d’une apnée, même si le passage en salle est plus long avec l’installation.

Lorsqu’une injection de produit de contraste iodé est nécessaire, une seule suffit à rehausser les vaisseaux et les organes des deux étages. Enchaîner un scanner de l’abdomen puis un scanner du pelvis imposerait au contraire une seconde injection, un second rendez-vous et un chevauchement des zones irradiées à leur jonction.

Les coupes fines obtenues peuvent être reconstruites dans les trois plans de l’espace, ce qui permet de suivre un organe ou un trajet anatomique sur toute sa longueur. Selon la question posée, le protocole peut comporter plusieurs temps après injection (artériel, portal, tardif), que le radiologue adapte à l’indication.
Cet examen prend souvent le relais de la radiographie abdominale lorsque celle-ci ne suffit pas.

Double exploration ne signifie pas double dose

Le scanner utilise des rayons X et sa dose est strictement encadrée. En France, deux principes fondent la radioprotection des patients : la justification, qui vérifie que le bénéfice attendu l’emporte sur le risque, et l’optimisation, qui réduit la dose autant que possible sans altérer la qualité de l’examen.

Pour l’acte « abdomen-pelvis », la réglementation fixe un niveau de référence diagnostique de 13 mGy d’IDSV (indice de dose scanographique) et 625 mGy.cm de produit dose-longueur, assorti d’une valeur guide de 11 mGy et 525 mGy.cm.
Ces repères, qui ne sont pas des limites mais des outils d’optimisation, portent sur une acquisition unique couvrant les deux régions.

La reconstruction itérative permet en outre de réduire la dose à qualité d’image constante. Selon l’ASNR, un excès de risque de cancer reste discuté en dessous de 100 mSv. Chez la femme enceinte, l’indication est évaluée au cas par cas.

Préparer son scanner abdominopelvien dans les centres Imagerie Cardinet

Le jour de l’examen, quelques éléments facilitent la prise en charge. Il est utile d’apporter :

  • l’ordonnance et les renseignements cliniques du médecin prescripteur, qui orientent le choix du protocole ;
  • les examens d’imagerie antérieurs, utiles pour la comparaison ;
  • un dosage récent de la créatinine si l’équipe l’a demandé, notamment en cas de facteur de risque rénal.

Signalez toute allergie, une grossesse possible ou un diabète traité. D’après la Société française de radiologie, la metformine n’a plus à être interrompue systématiquement lorsque le débit de filtration glomérulaire dépasse 30 ml/min, sauf situations particulières.
Les consignes de jeûne éventuelles vous sont communiquées par le centre.

Imagerie Cardinet réalise cet examen dans ses centres équipés d’un scanner en région parisienne : localisez le vôtre et consultez nos tarifs avant votre venue.

En conclusion

Demander un scanner abdominopelvien plutôt qu’un scanner limité à une seule région répond à une réalité anatomique et clinique : de nombreuses pathologies s’étendent de l’abdomen au bassin.
Réalisée en une seule acquisition et, si besoin, une seule injection, cette double exploration offre une vision d’ensemble dans le respect de niveaux de dose encadrés.

Les équipes d’Imagerie Cardinet vous accueillent en région parisienne : prenez rendez-vous en ligne.

Sources

  1. Haute Autorité de santé
    1. Prise en charge médicale et chirurgicale de la diverticulite colique (2017)
  2. Journal de Radiologie (Elsevier Masson / EM-Consulte)
    1. Tomodensitométrie de l’appendicite aiguë de l’adulte
  3. ASNR
    1. NRD en scanographie
    2. Décision ASN n° 2019-DC-0667 relative aux niveaux de référence diagnostiques
    3. Radiologie et scanographie : maîtrise des doses et justification
    4. Les activités contrôlées dans le domaine médical
    5. Rapport annuel, chapitre « Les utilisations médicales des rayonnements ionisants »
    6. FAQ généralités, professionnels de santé
  4. Société française de radiologie
    1. Produits de contraste iodés/gadolinium, dernières recommandations

FAQ

Quelle est la différence entre un scanner abdominal et un scanner abdominopelvien ?

Le scanner abdominal se concentre sur l’étage supérieur (foie, pancréas, rate, reins), tandis que le scanner abdominopelvien couvre en une seule acquisition l’abdomen et le bassin, jusqu’au plancher pelvien, incluant vessie, rectum et organes génitaux.

Combien de temps dure un scanner abdominopelvien ?

L’acquisition elle-même ne dure que quelques secondes. En comptant l’accueil, l’installation et une éventuelle injection, il faut prévoir une vingtaine de minutes en salle.

Faut-il être à jeun pour un scanner abdominopelvien ?

Cela dépend du protocole et de la nécessité d’une injection. Les consignes précises vous sont transmises par le centre lors de la prise de rendez-vous.

Le scanner abdominopelvien est-il irradiant ?

Oui, il utilise des rayons X, mais sa dose est encadrée par des niveaux de référence diagnostiques propres à l’acte abdomen-pelvis et optimisée pour chaque patient. L’examen n’est réalisé que s’il est justifié médicalement.

Faut-il arrêter la metformine avant un scanner avec injection ?

Selon les recommandations actuelles de la Société française de radiologie, ce n’est plus systématique lorsque la fonction rénale est suffisante (DFG supérieur à 30 ml/min). L’équipe vous précise la conduite à tenir selon votre situation.

Peut-on passer un scanner abdominopelvien pendant la grossesse ?

Les rayons X sont en règle générale évités chez la femme enceinte, sauf situation médicale particulière. Signalez toute grossesse, même possible : le radiologue pourra proposer une technique non irradiante si elle répond à la question posée.