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Quels risques liés à la tomodensitométrie ?

Examen d’imagerie médicale incontournable, la tomodensitométrie, plus connue sous le nom de scanner, permet d’obtenir des images précises et rapides de nombreuses structures du corps humain. Si ses bénéfices diagnostiques sont aujourd’hui largement démontrés, cet examen repose sur l’utilisation de rayonnements ionisants, ce qui soulève légitimement des questions chez les patients. Quels sont les risques réels liés à la tomodensitométrie ? Sont-ils fréquents, graves ou évitables ? Faisons le point.

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La tomodensitométrie : un examen médical utile mais encadré

La tomodensitométrie est un examen d’imagerie médicale reposant sur l’utilisation de rayons X pour produire des images en coupe très détaillées du corps. Elle est particulièrement précieuse pour explorer les organes internes, les os, les vaisseaux ou encore pour détecter certaines pathologies en urgence (traumatismes, AVC, infections, cancers).

Dans la pratique, la tomodensitométrie est prescrite lorsque le bénéfice attendu pour le diagnostic ou la prise en charge du patient est supérieur au risque potentiel lié à l’exposition aux rayonnements. Cette logique dite de justification, définie par le Code de la santé publique et rappelée par l’Autorité de sûreté nucléaire, est un pilier de la radioprotection en France.

Aux Centres d’Imagerie Cardinet, situés en région parisienne, chaque indication est analysée avec rigueur par des radiologues expérimentés. L’objectif est clair : proposer un examen pertinent, utile et réalisé dans des conditions optimales de sécurité, en cohérence avec les recommandations de la Haute Autorité de Santé et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

Le principal risque : l’exposition aux rayonnements ionisants

Le risque le plus souvent évoqué concernant la tomodensitométrie est lié à l’exposition aux rayonnements ionisants. Contrairement à une IRM (qui utilise un champ magnétique) ou à une échographie (qui repose sur les ultrasons), le scanner délivre une dose de rayons X.

Ces rayonnements peuvent, à long terme et à forte dose, augmenter légèrement le risque de développer un cancer. Il est toutefois essentiel de replacer ce risque dans son contexte :

  • les doses utilisées en tomodensitométrie diagnostique restent faibles
  • le risque individuel est considéré comme très faible
  • il est largement compensé par le bénéfice médical lorsque l’examen est justifié

Selon les données de l’IRSN, une tomodensitométrie standard expose le patient à une dose équivalente à quelques années d’exposition naturelle aux rayonnements (rayonnement naturel terrestre et cosmique). Ce chiffre varie selon la zone explorée et le protocole utilisé.

Les centres modernes, comme les Centres d’Imagerie Cardinet, utilisent des équipements de dernière génération permettant une optimisation des doses. Cette optimisation, appelée principe ALARA (« As Low As Reasonably Achievable »), consiste à délivrer la dose la plus faible possible tout en conservant une qualité d’image suffisante pour le diagnostic.

Les risques spécifiques liés aux produits de contraste

Dans certains cas, la tomodensitométrie nécessite l’injection d’un produit de contraste iodé afin d’améliorer la visibilité de certains organes ou vaisseaux. L’utilisation de ces produits est strictement encadrée et fait l’objet d’une évaluation préalable.

Les effets indésirables sont le plus souvent bénins et transitoires (sensation de chaleur, goût métallique dans la bouche). Plus rarement, des réactions allergiques peuvent survenir. Celles-ci sont généralement légères, mais des réactions plus sévères restent possibles, bien que très rares.

Un point de vigilance concerne également la fonction rénale. Chez les patients présentant une insuffisance rénale connue, des précautions spécifiques sont prises, conformément aux recommandations de la HAS.

Aux Centres d’Imagerie Cardinet, un questionnaire médical détaillé est systématiquement proposé avant l’examen. Cette étape essentielle permet d’identifier les facteurs de risque, d’adapter le protocole ou, si nécessaire, de proposer une alternative comme une IRM ou une échographie, lorsque cela est médicalement pertinent.

Femmes enceintes, enfants : des populations particulièrement protégées

Certaines populations nécessitent une attention renforcée en matière de radioprotection, notamment les femmes enceintes et les enfants. Chez la femme enceinte, l’exposition du fœtus aux rayonnements ionisants est évitée autant que possible, surtout au premier trimestre de grossesse.

La législation française impose d’ailleurs une vérification systématique de l’absence de grossesse avant la réalisation d’un examen irradiant. Lorsque l’examen est indispensable, des protocoles spécifiques sont appliqués pour limiter au maximum la dose délivrée.

Chez l’enfant, la sensibilité aux rayonnements est plus élevée que chez l’adulte. Les doses sont donc ajustées en fonction de l’âge, du poids et de la morphologie. Les centres spécialisés, comme ceux de la région parisienne, disposent de protocoles pédiatriques adaptés, garantissant un haut niveau de sécurité.

Cette vigilance permanente illustre l’engagement des Centres d’Imagerie Cardinet en faveur d’une imagerie médicale responsable, centrée sur le patient et conforme aux exigences réglementaires françaises.

En conclusion

La tomodensitométrie comporte des risques, principalement liés à l’exposition aux rayonnements ionisants et, dans certains cas, à l’utilisation de produits de contraste. Toutefois, ces risques restent faibles lorsqu’ils sont comparés aux bénéfices diagnostiques majeurs de cet examen.
En France, la réglementation, la formation des professionnels et les progrès technologiques permettent une maîtrise rigoureuse de ces risques. En choisissant un centre reconnu comme les Centres d’Imagerie Cardinet, les patients bénéficient d’un accompagnement expert, d’équipements performants et d’une prise en charge sécurisée, au service d’un diagnostic fiable et rapide.